Presentation

Tout comme les humains, les chevaux souffrent de blocages articulaires et de contractures ; l’ostéopathie, comme d’autres médecines alternatives, offre des options complémentaires aux traitements vétérinaires. Cette complémentarité avec l’allopathie traditionnelle permet de réduire le temps de convalescence après trauma et d’améliorer sensiblement le niveau de guérison.


Qu’est-ce que l’ostéopathie équine ?

Elle est une branche de l’ostéopathie se conformant aux mêmes principes que ceux du fondateur de l’ostéopathie, Andrew Taylor Still, à la fin du 19ème siècle. Méthode d’évaluation et de traitement du système musculo-squelettique, elle se base notamment sur le principe que le corps, pour fonctionner harmonieusement, ne doit pas être diminué par des contraintes physiologiques ou structurelles. L’ostéopathe, par son sens du toucher, localise le ou les blocages et rétablit la mobilité là où elle fait défaut dans le but de restaurer le bon fonctionnement des organes et du système musculo-squelettique.

Qu’est-ce qu’une lésion ostéopathique ?

Toute restriction de mobilité entre deux structures, amenant par là même des modifications physiologiques, et pouvant avoir des répercussions locales ou plus éloignées (« suite mécanique »)

Comment se passe une séance d’ostéopathie ?

Il est important de savoir qu’une visite se déroule en 3 étapes distinctes :

- La collecte d’informations et l’observation du cheval, au repos et en mouvement :

lors de cette phase, l’ostéopathe écoute le récit du propriétaire, s’informe de l’âge du cheval, de son degré d’activité, des ses antécédents médicaux et d’éventuels traitements en cours ; le cheval est ensuite observé au pas et au trot, en ligne droite sur sol dur et, suivant les besoins, longé sur sol mou.

- La manipulation ostéopathique :

Parmi un vaste choix de techniques manuelles (douces dans l’immense majorité des cas), l’ostéopathe va corriger les différentes lésions en tenant bien compte de l’intégrité globale de l’animal, et en distinguant bien les lésions primaires des lésions secondaires ou adaptatives. A l’aide de techniques manuelles appropriées au type de structure sur laquelle on travaille (osseux, musculaire, viscéral, tendineux,…), l’ostéopathe va rétablir la qualité et l’amplitude du mouvement. Le traitement n’est pas douloureux et le cheval est détendu.

- La rééducation :

Elle vise à compléter le traitement par des exercices personnalisés à réaliser par le cavalier(au box ou à cheval) dans les semaines qui suivent, dans le but de prévenir la récidive ou d’améliorer encore la qualité de la correction effectuée.

Après la séance, il est recommandé d’accorder un ou deux jours de repos au cheval pour lui permettre de lever les contractures musculaires associées et pour permettre aux structures manipulées de retrouver leur équilibre.

Quand faire appel à l’ostéopathe ?

L’intégrité physique du cheval de sport est contrariée, comme chez tous les sportifs, par des efforts violents ou soutenus, à l’entraînement et en compétition ; elle l’est aussi par le fait que nous n’utilisons pas toujours le cheval dans sa conformation physiologique naturelle.

De plus, les chevaux ayant une énorme faculté d’adaptation, il est parfois très difficile de déceler les problèmes ; mais plusieurs lésions accumulées et qui s’inscrivent dans la durée finissent par pénaliser les performances. C’est pourquoi faire appel à l’ostéopathe dès les premiers signes douloureux ou de baisse de performance permettra de restaurer rapidement une harmonie structurelle et d’optimiser le rendement sportif.

Voici une liste non exhaustive de problèmes justifiant une visite ostéopathique :

- changement de comportement (agressivité inhabituelle, difficultés de coordination, refus d’obéir et de travailler)

- diminution de performance

- sensibilité lors du sanglage

- défaut d’engagement des postérieurs

- refus d’obstacles, saute plat, difficultés sur les doubles

- boiterie

- chute, glissade

- trébuche souvent

- refus du mors

- raccourcissement de la foulée

- difficultés voire impossibilité à changer de pied

- ne s’arrondit plus sur la jambe, ou « colle à la jambe »

- position anormale de la tête ou de l’encolure

- déviation de la queue

- sensibilité inhabituelle au toucher, ou lors du brossage

- diarrhée chronique

- coliques récurrentes

- douleurs ovariennes ou testiculaires

- gêne respiratoire

- difficultés au ferrage

- hanches qui partent à l’extérieur sur la volte

- trot assis mal supporté

- cessions à la jambe ou appuyés difficiles